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Des noces rêvées ne meurent pas

Résumé
On se souvient l’avoir vu descendre des friches la première fois, hagard et crevant la faim. Le curé n’est pas près de l’oublier ; Chapital lui avait dit : c’est Rose-Monde. Et de Rose-Monde on ne sait toujours rien. On ne saura peut-être jamais. Cette femme-là c’est le ciel ou l’enfer, ou les deux à la fois ? (…) Deux yeux brillent au fond d’une cage. Irrésistiblement Chapital s’en approche. La petite bête est toute jeune, pas plus grosse qu’un chat, sans doute à peine sevrée. Ce sont ses yeux, ils ont le dessin, la couleur surtout… » L’écriture déroutante de Jean-Pierre Cannet tisse des paysages chaotiques, poursuit des itinéraires intimes au carrefour des lumières : des vies fragiles et vibrantes témoignent ici d’une humanité qui se cherche et claque au vent comme la voilure d’un bateau. L’envie de vivre domine, la nécessité de partir en amour, et les destins se croisent pour mieux s’éclairer mutuellement. Un roman vibrant de poésie
Durée: 1h. 47min.
Édition: Caen, La Renverse, 2017
Numéro du livre: 36091
ISBN: 9791094726129

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Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 20765
Résumé:En 1953 Julien Gracq entreprend un roman qui se situe comme Le rivage des Syrtes dans cette zone rêveuse où Histoire et Mythe, imaginaire collectif et destins individuels s'entrelacent. Il y travaille pendant trois étés. Travail lent, hésitant, suspendu en 1956 pour écrire Un balcon en forêt et dont témoignent les quelque 500 pages manuscrites du fonds Gracq à la Bibliothèque Nationale. Le texte que nous publions est très proche d'une version définitive, même si aux yeux de l'auteur il n'a pas trouvé sa forme dernière. On est toujours tenté de présenter la publication posthume d'une œuvre comme une découverte sensationnelle, qui change l'image établie d'un écrivain. Pourtant, ce récit ne bouleverse pas la vision que nous pouvons avoir de l'œuvre de Gracq. Mais il la complète d'une manière significative et nécessaire. Il conduit à une compréhension plus intime, plus précise, de l'écrivain, des chemins qu'il emprunte, de son regard sur le monde et de son imaginaire. Ce constat, suffisant sans doute pour présenter ce texte au lecteur, n'est pas pourtant la raison première de sa publication. Ce qui compte le plus, c'est la singularité de ce récit qui trouve ses péripéties dans les incidents de la route et dont la narration se confond tout naturellement avec la vie des chemins et des saisons. Ce manuscrit trouvé dans une malle, et qui pour Gracq était une étape, est pour le lecteur un de ces beau que l'histoire littéraire offre à la postérité.
Lu par : Bertrand Baumann
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Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
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Résumé:Les Eaux étroites [de Julien Gracq] est un court roman de la rêverie associative. La scanssion, le rythme, le cours en est les eaux, celles d'un affluent de la Loire, L'Èvre. Les Eaux étroites est une sorte d'exploration, longtemps après, de ces lieux d'enfance, et l'écriture glisse au rythme d'un film qui se déroule, le mouvement d'une barque sur l'eau, ce que l'on y voit, et le mouvement sans retour du cours de ces eaux -, leurs sensations, leur mystique, sur une vie qui a eu lieu et qui regarde à présent, celle du narrateur.
Durée : 2h. 50min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 22757
Résumé:Depuis cette toute première nuit où je suis devenue une enfant des rues, j'ai peur du noir et ne peux dormir sans lumière... J'ai une mère, j'ai un père. Mais c'est comme si j'en avais pas !...Je n'existe plus pour eux. Et moi, j'oublie petit à petit leur visage. Je me demande s'ils ont existé, même. Comment survivre quand on est une toute petite fille abandonnée sur un trottoir de Rio ? Comment transformer chaque obstacle en une chance à saisir ? C'est ce que nous raconte la jeune Mimi, dont nous suivons les mésaventures jusqu'à l'âge adulte. Ce récit passionnant, tout en spontanéité, est inspiré d'une histoire vraie. Ce récit m'a été inspire par la rencontre avec une femme brésilienne hors du commun qui se bat pour les enfants des rues. Trente-cinq ans après avoir été abandonnée sur un trottoir de Rio avec sa petite sœur dans les bras, elle dirige maintenant l'Institution Favos de Mel qu'elle a fondée dans la banlieue nord de Rio. Depuis qu'elle est adulte, en effet, elle consacre sa vie aux enfants défavorisés en leur permettant d'avoir une vie décente et en mettant la priorité sur leur éducation afin qu'ils aient un avenir. Elle apporte aussi son aide aux familles car le problème des enfants des rues n'est pas tant l'absence de parents que leur incapacité à s'occuper d'eux. C'est par la prévention qu'elle espère réduire le nombre d'enfants abandonnés à la rue. Son combat est devenu sa raison de vivre. Je la remercie de tout cœur de la confiance qu'elle m'a témoigné en me racontant son histoire.
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Résumé:Lulu ne sait pas qu'en partant au marché, elle reviendra avec la panier presque vide... Sur le chemin du retour, emportée par sa générosité, elle donne ses provisions au gré de ses rencontres. Une histoire sur le partage, un récit plein d'amour
Durée : 11h. 44min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
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Résumé:La Sicile du début du siècle, ses palais, ses jardins, ses fêtes, ses moeurs qui semblent plonger dans un passé fabuleusement éloigné, sa splendeur et sa folie, voilà qui nous est restitué dans ce livre unique, écrit par le duc Fulco di Verdura en son âge avancé, moins pour faire oeuvre littéraire que pour conserver dans le souvenir une époque à jamais révolue. Edmonde Charles-Roux a mis toute sa connaissance de la Sicile et tout son talent de romancière à traduire et adapter quand il le fallait ce texte d'un délicieux anachronisme qui emportera le lecteur dans un monde drôle, savoureux, exotique.
Lu par : Juliane Alberini
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Résumé:Lapouge nous fait voyager dans un flux de douceur entre Djibouti, Innsbruck, l'Islande, le Brésil... Dans un langage très simple, il nous parle de ses lectures, de ses rêves et nous transmet sa généreuse vision du monde. Sensible à la poésie des rencontres, et avec plein d'humour, Lapouge est indispensable à tous les voyageurs, ou simplement aux amoureux du langage...
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Lu par : Denise von Arx
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Lu par : Suzanne Bettens
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Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
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Résumé:Quatrième de couverture : " D'un tempérament doux, Vincent Artus n'avait jamais tué que sa femme. Elle était restée un moment en suspens au bord du sentier, les yeux fixés sur Vincent. La surprise imprimait sur sa peau des taches lilas, et elle battait des bras comme pour s'envoler. Elle ne s'envola pas. Son corps rebondit le long de la pente avec la lourdeur d'un reproche, dans le bruit de crécelle des cailloux qui accompagnaient sa chute. "
Lu par : Roland Dufour
Durée : 2h. 47min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 23729
Résumé:Contraindre un corps qui se refuse au plaisir pour attirer le vide, pour suspendre l’équilibre du monde : c’est Lea quand elle danse, c’était sa mère quand elle devait « aimer » les hommes. Par une nuit d’orage en bord de mer, mère et fille acceptent enfin de briser les digues. Elle est dans la quête de la beauté, la perfection du geste, la maîtrise absolue du moindre muscle de son corps. Jamais pourtant elle ne parvient à s’affranchir de cette grâce douloureuse qui bannit tout plaisir. Lea semble empêchée de danser par une force centrifuge qu’elle ne sait pas nommer, comme elle semble empêchée d’aimer Bruno, le peintre qu’elle laisse approcher au plus près sans jamais accepter le partage. A la faveur d’une nouvelle chorégraphie, qui place la mère au centre de son art, la danseuse est rattrapée par ses vieux démons qui demandent leur part de lumière. Et quand elle finit par céder à l’insistance de Bruno et pose pour lui, d’où lui vient cette sensation absurde de donner son corps en pâture ? Elle sait que les clés sont dans la maison de l’enfance, dans un secret qu’elle partage sans le connaître. A présent elle doit en avoir « le cœur net ». Par une nuit d’orage, d’apocalypse, elle gagne la petite ville côtière qui l’a vue naître. Mère et fille se retrouvent pour laver les ombres. En onze tableaux où alternent le présent et le passé, peu à peu se dénouent les entraves dont le corps maternel porte les stigmates. Naples à l’époque de la guerre, le bistrot familial, un “bel ami” français qui promet le mariage à une jeune fille de 16 ans et pourtant vend son corps dans une maison close. Puis le départ pour la France, l’enfant inespérée, un semblant d’apaisement tout près du précipice. État des lieux après l’orage : recomposer autrement l’image mythifiée du père, intégrer le faux-pas à la danse. Léa peut aller vers la vie comme la mer revient à l’étale.
Lu par : Françoise Golaz
Durée : 2h. 36min.
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Résumé:Trois trajectoires, trois personnages mis en mouvement par la disparition d'une femme, à la fois énigme et clé. L'enfant marche dans la forêt, adossé à l'absence de sa mère. Il apprend peu à peu à porter son héritage de mystère et de liberté. Avec un chien pour guide, il découvre des lieux inconnus. A chaque lieu, une expérience nouvelle. Jusqu'à la maison de l'à-pic. Le père, menuisier du village, délaisse le chemin familier du Café à la maison vide. En quête d'une autre forme d'affranchissement, il cherche à délivrer son corps des rets du désir et de la mémoire. Et puis il y a la grand-mère, qui fait la tournée des fermes voisines, dont le parcours encercle et embrasse le passé comme les possibles. Porté par la puissance de l'imaginaire, L'Enfant qui raconte l'invention de soi, et se déploie, sensuel et concret, en osmose avec le paysage et les élans des corps, pour mieux tutoyer l'envol.
Lu par : Liseline Golay
Durée : 3h. 11min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 19752
Résumé:Pour Agustin Osorio, mineur Bolivien, le diable existe vraiment. C'est lui qui est caché dans le ventre de la montagne d'argent, qui piège les hommes, les terrifie, les assassine. Depuis l'exploitation de la mine par les Espagnols, il y a plus de 450 ans, huit millions d'Indiens sont morts dans le 'Cerro Rico '( la 'Montagne Riche ') de Potocsi. Qu' est-ce qui pousse donc cet homme à descendre dans l'endroit le plus dangereux de la mine par un soir de Toussaint ? Pourquoi blessé, la jambe coincée sous un rocher, trouve-t-il encore la force de convoquer le diable ? Qu'a-t-il fait qu'aucun Indien avant lui n'aurait jamais osé ? Le temps d'une nuit, Potocsi nous emmène dans le ventre de la montagne d'argent, assister à ce face-à-face impitoyable et fascinant où, par-delà le diable, apparaît la vie fantastique de ce peuple des hauts plateaux, sacrifié depuis des siècles à l'extraction du précieux minerai.